Après Holiday Park et quelques semaines sans parcs d’attractions (excepté un Alpine Coaster dans le Massif Central), nous organisons (un peu au dernier moment) avec Léo un trip du côté de Cologne. Sur la route, nous nous arrêtons dans un joli petit parc, Klotten.
(Photo : Wild- und Freizeitpark Klotten)
Klotten, c’est quoi ?
Klotten est en réalité une commune située dans le land Rheinland-Pfalz en Allemagne. Je vous ai bien surpris non ? Klotten est le nom très raccourci que l’on donne à Wild- und Freizeitpark Klotten/Cochem, (appelé aussi Klotti Park). C’est juste que c’est plus facile à retenir et plus court !
Le parc ouvre en 1970 en tant que parc animalier, sous la direction de la famille Henes. Ce n’est qu’en 1995 que les fils Josef et Hubert Henes décident de varier le parc, en installant des attractions. En 2004, le coaster Gerstlauer Heiße Fahrt ouvre ses portes au public. Il est encore aujourd’hui le seul coaster du parc, mais pas le seul crédit : le water ride de chez abc rides Zum Rittersturz rejoint le parc en 2012. Pour 2020, le parc a étoffé son offre avec un dark ride, Kunibert’s Abenteuer.
Klotten, un parc perdu près de la Moselle
Je récupère Léo à la gare de Strasbourg vers 9h du matin, et direction Cologne ! Après trois bonnes heures d’autoroute, nous en sortons pour prendre la direction de Klotten. On sinue sur des petites routes avant de voir au loin, le « Water Coaster » du parc. Victoire ! On se gare, et en arrivant devant l’entrée, on se rend compte que le parc est complètement en hauteur par rapport à la Moselle que l’on peut apercevoir en contrebas. On entre dans le parc vers midi.

Le cadre du parc est sublime !

Regardez comme Léo est content d’être là, et il a complètement raison !

C’est parti !
À cause de la Covid-19, le parc a mis en place un sens de direction qui nous fait d’abord visiter la partie animalière du parc. Ratons-laveurs, daims, autruches, oiseaux en tout genre et même un ours qui demande du popcorn : il n’y a aucun doute, on est en plein dans le moment mignonnerie du trip report :
Deux ratons-laveurs dans un pneu…
.. une grosse autruche…
… un animal qui nous fait penser à un certain coaster qu’on fera après-demain…
… des sangliers qui dorment…
Coucou !
Des oiseaux en tout genre…
… et un cadre sublime !
Et enfin, le climax : des daims en dehors de leur enclot mais surtout…
… un ours qui attend qu’on lui balance du popcorn !
Avant de commencer à faire les attractions, il est temps pour nous de manger un bout. Direction le Quick Inn, et on mange au frais devant le lac de Zum Rittersturz. Devant Zum Rittersturz, mais pas que !
En effet, le Water Coaster passe au dessus de la structure du dark ride, et a quelques interactions avec Heiße Fahrt. À la construction d’Heiße Fahrt, le parc avait pour idée de construire un volcan pour thématiser ses deux attractions. Entre temps, le parc a changé d’idée et c’est une thématisation médiévale qui a été choisie, d’où cette structure en forme château qui a été construire pour le dark ride, qui se situe au milieu de ces deux attractions.

Il y a pas mal de choses à voir depuis là où on mange !
Et si on allait rider ? On commence par le dark ride interactif nommé Kunibert’s Abenteuer, construit par ART Engineering et thématisé par Lagotronics Projects, qui est donc la nouveauté 2020. À l’occasion de la construction de ce dark ride, le parc a construit la structure dont je vous parlais juste avant. Je ne sais pas si elle est terminée, mais les façades extérieures font un peu cheap je trouve. L’intérieur est quant à lui déjà un peu plus joli !
Pas d’attente, embarquement immédiat. Mais dites-moi, c’est super joli ! Pour un parc de cette envergure, c’est un excellent dark ride. Les décors sont bien réalisés, et le système de tir est une bonne idée : on doit viser des bougies pour les allumer et déclencher des animatronics et d’autres scènes. Le dark ride ne s’étalant pas sur un très grand espace, il semble un peu cours. Pour la taille du parc, il fait amplement l’affaire.

Les façades extérieurs font un peu cheap…

… mais la file d’attente relève un peu le niveau !
Juste en dessous de ce dark ride se trouve la gare de Zum Rittersturz, un Flume Ride 6 du constructeur suisse abc rides qui a ouvert en 2012. Cette attraction fait débat : coaster ou pas coaster ? Selon moi, c’en est un. En tout cas, ça fait +1 (et ça c’est cool). Chose étrange, mais la première rangée (sur trois) n’est pas accessible aux plus d’1m40.
Ce « Water Coaster » est vraiment fun. Même si la gare fait un peu kitch (et elle date de 2012 donc on ne lui en tient pas trop rigueur), la petite partie dark ride reste sympathique. S’en suit un ascenseur vertical qui nous permet de voir la vue tout autour du parc, et surtout de nous emmener au point culminant de l’attraction. Petite drop, puis une belle bosse sur laquelle on espérait un airtime. « Espérait », oui : des trims ralentissent le bateau et empêchent nos fesses de décoller. Mais quand on voir l’inclinaison de la vraie drop et l’headchopper causé par Heiße Fahrt, on peut se dire que c’est normal. Au bout de la drop, le splash. Comment dire ? On en ressort trem-pé (je n’ai jamais été autant mouillé dans un Water Coaster). La partie coaster est certes très courte (environ 200m de long), mais n’en reste pas moins fun. Note : 2/5.

La gare est assez kitch.

C’est un ascenseur vertical qui nous amène tout en haut.

La bosse est malheureusement trimée…

… mais la drop est elle bien sympathique !
Surtout grâce au headchopper provoqué par Heiße Fahrt !
Il nous reste donc le seul vrai crédit du parc à tester : Heiße Fahrt, un Bobsled Coaster Gerstlauer custom qui a ouvert ses portes en 2012. Pour ceux qui ont lu les précédents TR de Richard, vous savez que j’aime particulièrement ce modèle de coaster (notamment Speed Rockets au Jardin d’Acclimatation ou G’sengte Sau à Tripsdrill). Mais je préfère encore plus les coasters de l’ancienne génération de ce modèle. Bonne nouvelle : c’est le cas pour Heiße Fahrt ! Qui dit ancienne génération ne veut pas dire inconfort : la lap bar et l’assise sont agréables.
Le coaster débute par une drop qui passe juste devant Zum Rittersturz, avant d’enchainer sur une courte partie Wild Mouse. À partir de ce moment là, ça s’emballe. On enchaine une helix très inclinée avec une hauteur dantesque, deux changements de direction puissants puis quatre bunny hops qui procurent des airtimes. Le coaster se termine par une autre helix et une partie dans un tunnel. Quelle claque ! J’en attendais autant que pour G’sengte Sau à Tripsdrill, et bien je le trouve encore meilleur. Pour un coaster destiné à une cible familiale, c’est excellent. Concernant la thématisation, le parc a changé quelques petites choses dans la gare pour cette saison, mais ça reste trop peu détaillé et un peu kitch. Note : 3,5/5.
Le coaster commence par une petite drop.
S’en suit alors une petite partie Wilde Mouse.
Avant que tout s’emballe avec une helix bien resserrée !
Et surtout quatre bunny hops super funs.
La fin du ride est un peu plus tranquille.
Mais le coaster garde une bonne vitesse jusque dans le tunnel !
C’est donc un excellent family coaster.
En revanche, sa gare fait très kitch elle aussi.
On enchaîne un deuxième tour du coaster sans sortir du train, avant de continuer notre tour du parc. Comme souvent dans les petits parcs allemands, il y a toutes sortes de petites attractions construites par Heege (aujourd’hui appelé Sunkid).
Et pour débuter, un type de ride que Léo adore par dessus tout : Wasserbob, le Nautic Jet. C’est la première fois que j’essaye une attraction de ce type, qui consiste en un bateau d’une place, tiré en arrière et en hauteur par un câble avant d’être lâché vers l’avant. Le bateau rebondit (littéralement) avant d’arriver dans l’eau. C’est tout bête et ça casse pas trois pâtes à un canard mais c’est plutôt rigolo.
Léo est l’homme le plus heureux du monde pendant un Nautic Jet !
Et je dois bien avouer que c’est fun ces machins-là.
On teste Seilbahn, le Skydive qui se trouve jusque à côté. Bon l’intérêt de cette tyrolienne est quand même assez limité.
Même cette tyrolienne, c’est pas dingue mais on aime bien !
Au loin, nous apercevons un Jet Skis Zierer, nommé Wildwasser-Rondell. Au contraire de l’Île aux Pieuvres à Fraispertuis-City, celui-ci est assez mal intégré. Il fait vieux et doit très certainement l’être. Ce qui ne nous empêche pas de le faire, et de ressortir trempé, puisque l’eau traverse les embarcations !
Un vieux modèle pas vraiment bien intégré, mais qui mouille beaucoup.
On aura même fait Klottiturm, une tour de chute manuelle de chez Heege, avant de refaire Heiße Fahrt.
La first drop est toujours aussi exceptionnelle !
Mais avant de partir, un dernier tour de l’attraction qu’on attendait le plus s’impose : Pferdereitbahn, le Horse Track Metallbau Emmeln. Bon j’avoue, ça fait pas rêver. L’intérêt de ce genre de ride réside dans son intégration, et Klotten a ici bien fait le job.
Il n’a a pas d’opérateur, on se lance tout seul.
Un vrai cow-boy !
Et c’est sur ce deuxième moment mignonnerie que notre visite à Klotten s’achève vers 15h.
Au revoir la buiquette, au revoir Klotten !
Deux crédits bonus à la Foire de Neuwied
Avant de rejoindre Cologne, nous nous arrêtons après une heure de route à Neuwied. Une foire et deux crédits nous attendent là-bas. Nous nous garons et allons tirer des sous. En Allemagne, le gouvernement a interdit les rassemblements, les foires sont donc payantes à l’entrée pour qu’elle puissent exister et enregistrer les personnes avec des formulaires, comme dans les restaurants.
Avant de passer aux crédits, Léo tente Hurricane, un Fun Factory de chez KGM qui appartient à Heine. Au début tout semble bien se passer. Mais le forain accélère bien la vitesse du tour, et c’est à ce moment que je me dis « J’ai bien fait de pas monter. » !
Au début, tout va bien…
… mais à force, ça commence à être un peu trop puissant pour Léo.
Il n’y a pas grand chose d’autre d’intéressant sur cette foire, si ce n’est Silber Mine, un Double Coaster SBF appartenant à Marvin Issel. Avant notre tour, le coaster s’est coincé entre les deux helix et les forains ont du le pousser à la main… Pour notre tour, tout s’est passé comme prévu, mais ça reste un kiddie sans intérêt à par pour le +1. Note : 0,5/5.
Le train s’est coincé en plein milieu du layout…
Mais pour nous, il est passé sans problème !
Un kiddie qui fait +1 (et on lui demande pas grand chose de plus).
Juste à côté se trouve un coaster du très renommé forain Rudolf Barth ! Et malheureusement, il ne s’agit pas d’Olympia Looping, mais bien de Wilde Maus, une Wilde Maus Compact Mobile de chez Mack Rides. Compact Mobile, ça ne vous rappelle rien ? Il s’agit ici d’un quasi-clone de notre bonne vieille Descente en Schlitt’, mais celle de Barth est la première génération. Les laps bars sont donc communes et les sièges moins confortables. Le layout est presque le même, seuls les derniers mètres changent. C’est assez fluide mais ça reste trop classique. Note : 2/5.
Ce layout ne vous rappelle-t-il rien ?
C’est l’ancienne génération des Wilde Maus Compact Mobile de chez Mack !
Et qui dit ancienne génération dit lap bar commune, dommage…
Il est maintenant temps d’aller à Cologne (plus précisément dans le quartier de Kalk) pour trouver notre Airbnb. Une journée du côté des Pays-Bas et de Toverland nous attend demain !
Pour conclure
Klotten est donc un tout petit parc qui nous a agréablement surpris ! Son intérêt principal reste évidemment dans la « triplette d’attractions » Heiße Fahrt – Zum Rittersturz – Kunibert’s Abenteuer (et surtout Heiße Fahrt qui est un excellent family coaster), mais le parc animalier est à découvrir, tout comme le cadre du parc ! C’est un parc à privilégier comme une étape vers d’autres parcs qui ne sont pas trop loin comme Tripsdrill, Holiday Park ou Phantasialand. Mais il ne faut pas s’attendre à y rester toute la journée : avec le peu de monde dans les files d’attente, nous n’y sommes restés que trois heures (et encore, on y a mangé).
Le parc se développe à une vitesse assez basse, le budget étant plus limité qu’ailleurs. Il y a 13 ans Heiße Fahrt ouvrait au public et le parc semble tout juste d’avoir terminé les autres investissements de sa zone médiévale (Zum Rittersturz et Kunibert’s Abenteuer). J’espère que le parc améliorera la qualité de certains décors qui font un peu kitch (encore plus pour ceux construits pour la saison 2020), et que le parc continuera d’investir, avec pourquoi pas un coaster !